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Le surf casting est une méthode de pêche qui se pratique du bord de mer (dans la vague). Elle permet une pêche fine de tous les sparidés et autres poissons chasseurs, se pratique de jour comme de nuit, suivant le poisson recherché et la saison.
Les poissons les plus courants en surf casting sont les suivants : daurades, marbrés, sars, rougets, soles, pageots, mulets, saupes, severeaux, galinettes, loups, vives…
Fiche écrite et très bien illustrée par Chris, Jean-no et Manu
Choix du poste :
Pêche depuis une digue : Ce sont souvent de très bons postes mais très convoités et la plupart du temps déjà occupés ! Les digues permettent l’été d’être en retrait du brouhaha des plages bondées de monde, le fait d’être éloigné du bord permet de lancer ses appâts à des distances honorables tout en ayant un matériel léger. (cette technique est souvent appelée "calée")

Bord de plage : Sûrement la plus pratiquée car la plus accessible, elle permet d’être plus à l’aise au niveau de la mise en place (plus d’espace et moins de monde). Celle-ci se pratique aussi bien sur les plages de sable que de galets. Privilégiez les zones profondes et les bancs de sable en bordure de posidonies qui sont de très bons postes.
Le matériel sera léger par mer calme et plus lourd pour une mer plus agitée. La distance de pêche sera comprise entre 50 et 130 mètres selon la qualité du matériel.

Choix de la canne :
Pour des pêches fines : Les cannes à buscles seront préférables pour ressentir les touches discrètes de certains sparidés tout en limitant leur méfiance. Canne d’une longueur comprise entre 3.90 mètres et 4.50 mètres pour une puissance allant de 30g à 90g, elles permettent des lancers de plomb allant de 10 à 70g à des distances supérieures à 50 mètres.

Pour des pêches plus soutenues : On recommandera des cannes surf light qui vous permettront de pêcher par tous les temps. Ces cannes télescopiques ont une longueur comprise entre 3.90 mètres et 4.20 mètres, pour une puissance de 80g à 170g et ont une action de pointe.
Elles permettent des lancers plus soutenus et projetteront vos plombs d’un poids compris entre 80g et 120g à des distances supérieures à 80 mètres.

Pour des pêches plus fortes : On choisira des cannes à emmanchement d’une longueur comprise entre 4.20 m et 4.50 m pour des puissances allant de 100 à 500g (surf lourd). Elles permettent de lancer des plombs compris entre 100 et 250g à des distances pouvant dépasser les 120m !! Ce sont toutes des cannes à action de pointe, leur seul inconvénient réside dans leur poids et la dureté du scion.
Ces cannes permettent de pêcher même par les mers les plus déchaînées !

Les moulinets :
Tous les moulinets peuvent être utilisés pour ces pêches. Les moulinets débrayables dits de carpiste sont aussi une bonne solution et apportent un confort de pêche et une action rapide puisqu’il n’est plus nécessaire de resserrer le frein, en effet une simple action sur la manivelle permet de passer sur le frein principal. Ces moulinets demandent par contre un soin particulier n’étant la plupart du temps pas prévu pour l’eau salée. Lorsque l’on veut atteindre des distances honorables, il est conseillé d’avoir des moulinets à bobine conique ayant une forte contenance et un ratio ou un taux de récupération élevé ( supérieur à 90 cm/tour de manivelle).
Les supports de cannes :
Ils permettent de tenir les cannes en position de pêche.
Le piquet : il permet de tenir les cannes hautes (avantageux lorsque la mer est agitée) et d’écarter ses cannes.

Le trépied : il permet de tenir les cannes hautes sauf sur certains modèles qui sont réglables (permet de modifier l’inclinaison des cannes). L’avantage est que le pêcheur à ses 2 cannes à portée de main et beaucoup plus de stabilité !

Le rod-pod : souvent utilisé par les carpistes, il permet d’être posé aussi bien sur les plages que sur les digues de part ses nombreux réglages, permet également de placer jusqu’à 4 cannes. Il est possible de ce fait de placer des écureuils et des détecteurs de touches électroniques.
Mer calme obligatoire, impossibilité de s’en servir en cas de mer agitée !

Les détecteurs de touche :
Il en existe de plusieurs sortes, des plus archaïques aux plus sophistiqués.
Le plus simple et le moins onéreux est le bout de polystyrène sur le fil !!
Les écureuils : petit détecteur de touche que l’on fixe sur une bannière de la ligne. Certainement le plus utilisé grâce à son rapport qualité/utilité/prix ! Ce sont des détecteurs qui peuvent être plombés et/ou munis de starlight. Lorsque que le poisson mord ceux-ci montent, descendent ou se déclipsent selon les modèles.

Exemple de détecteur pratique : un simple petit tendeur (sandow) muni d’une clochette.

Les détecteurs de touche électroniques : ils émettent un signal lumineux et sonore lorsqu’un poisson touche. Très efficace par mer calme.

Les fils :
Le choix se fera selon les préférences du pêcheur. Pour une pêche passe-partout, on choisira un nylon variant entre 22 et 30 centièmes !
Pour atteindre de grandes distances, on mettra ce que l’on appelle un « arraché » : morceau de nylon ou de tresse d’une longueur de 3 fois et demie la longueur de la canne permettant de faire des lancers soutenus avec des poids supérieurs à 70 gr sans risque de casse lors du lancer, il y en a 3 sortes : nylon fort de 40 à 60 centièmes, tresse de 15 à 30 lbs, le fil conique qui est un nylon ayant un diamètre de fil de départ de 22 centièmes se terminant au bout de 15 mètres à 50 centièmes.
Toujours pour atteindre de grandes distances, le meilleur compromis est un nylon de 22 centièmes sur le moulinet où l’on attache un arraché de fil conique par un nœud Albriht et un point de cyanolite. (au-delà des 120 mètres)
Montage :
Corps de ligne : suivant le secteur, le poisson recherché et l’état de la mer, nous utilisons généralement du fil nylon de 25 à 30 centièmes.
Bas de ligne : Il en existe plusieurs sortes, des plus classiques aux plus élaborés, coulissants ou palangrottes, auto-ferrants…
Le diamètre du bas de ligne entre 16 et 35 centièmes, doit toujours être inférieur en résistance à celui du corps (moins de pertes en cas de casse). Il est préférable d’utiliser des bas de ligne en fluorocarbone moins visible et plus résistant au ragage que le nylon.
Le diamètre du bas de ligne variera suivant la méfiance du poisson recherché et surtout de l’état de la mer ( mer calme bas de ligne fin, mer agitée bas de ligne un peu plus gros, ce qui diminuera les vrillages)
La longueur du bas de ligne varie entre 1,50 et 2 m, (mer calme long bas de ligne, mer agitée bas de ligne beaucoup plus court)
Le montage le plus fréquemment utilisé et le plus simple à réaliser est le montage dit coulissant :
- Commencer par enfiler sur le corps de ligne une olive coulissante ou un plomb plat coulissant, le poids varie suivant la puissance de la canne et l’état de la mer, plus la mer est agitée plus le grammage du plomb devra être élevé (les plombs généralement utilisés vont de 60 à 130 gr) nous privilégions les plombs plats, car en cas de courant de fond l’olive aura tendance à rouler alors que le plomb plat restera mieux plaqué sur le fond.
Une fois le plomb coulissant enfilé sur le corps de ligne, nous passons une ou deux petites perles en caoutchouc, ces perles auront pour fonction d’amortir et de protéger le nœud d’émerillon.

Le coulissant avec anti-angle : l’anti-angle est enfilé sur le corps de ligne (le plomb sera accroché à l’agrafe de l’anti-angle) suivi d’une perle phosphorescente, d’un émerillon baril où l’on attache le bas de ligne. L’avantage de ce montage permet de mettre une grande longueur de bas de ligne sans s’emmêler.

Le palangrotte : il permet de pêcher avec 2 ou 3 hameçons. Ceux-ci sont montés sur le corps de ligne sur des roto-perles, à l’extrémité se trouve le plomb.

L’auto ferrant : sur le corps de ligne, fixer une roto-perle sur laquelle se trouve le bas de ligne d’une longueur variant de 0.50 à 1.50 mètres. Dans ce montage il faudra que la roto-perle soit accolée à un plomb de fort grammage (supérieur à 125 gr). L’avantage de ce montage comme son nom l’indique, est qu’il permet d’avoir un auto-ferrage par l’inertie du plomb, technique très efficace pour les marbrés.

Exemple d’une variante de montage auto ferrant Pulley Rig (merci Cyber)

Pour tous ces montages, l’utilisation de perles phosphorescentes est préconisée.
Tous les bas de ligne se feront en fluorocarbone dans des diamètres allant de 16 à 35 centièmes suivant les poissons recherchés et les préférences du pêcheur.
Les émerillons les plus souvent utilisés sont des émerillons agrafes n° 2 ou 4, on peut également utiliser des émerillons baril ( l’inconvénient du baril, c’est que l’on est obligé de couper le fil à chaque changement d’appât), le nœud du corps de ligne à l’émerillon le plus souvent utilisé est le Palomar.
Les hameçons :
Le choix est fonction de chacun, ceux-ci varient du n°1 au n°12, avec différentes formes de hampes, à œillet ou à palette, en inox ou en carbone. La taille des hameçons variant beaucoup en fonction des marques, il est très difficile de donner des conseils, le plus important étant de faire correspondre la taille de l’hameçon à celui de l’appât. Les modèles les plus gros seront réservés à une pêche plus sélective par rapport à la taille de l’appât.
En règle générale les numéros les plus souvent utilisés sont : n°2 à 6 pour la daurade, loup et le sar et n°8 à 12 pour les marbrés, pageots rougets etc.

Les plombs
Certainement le plus important car il ne faut pas que celui-ci se déplace sur le fond lorsqu’il y a du courant ou de la houle. Cela rendrait la pêche impossible et emmêlerait systématiquement la ligne !
Il en existe de différentes formes et de différentes tailles.
Les coulissants : style olive, plomb octogonal et plomb plat.

Les grappins : à utiliser dans le sable par mer forte.
Les phosphorescents : que l’on charge de lumière à l’aide d’une lampe avant le lancer ce qui a pour effet d’attirer les poissons (à essayer lorsque l’on n’a pas de touche).
Palangrottes : avec différentes formes et noms (les plus utilisés : plomb pyramide, roccobomb, sporteen, roccorush)

Les différents appâts :
Crabe : Il est très séduisant pour les belles aux sourcils d’or, esché avec un ou deux hameçons suivant sa taille. Vous pouvez lui couper les pinces voire même les pattes. A l’aiguille à locher de façon à ce que l’hameçon remplace une patte ou plus simplement en rentrant l’hameçon par sa patte et en le ressortant au niveau du ventre. Vous pouvez aussi lui retirer la carapace et le passer à l’aiguille à locher, vous profiterez ainsi des effluves.
Asticot :
Pas cher et très prenant pour les sars, oblades, marbrés… plus rarement dorades et loups, hameçon n°6 à 4, vous piquez les asticots par la tête et vous en mettez sur l’hameçon tant qu’il en rentre !!

Vous pouvez aussi employer un feeder, il faudra alors boucher quelques trous ( au moins la moitié ) afin que la dispersion soit moins rapide.
Calamar ou seiche :
D’abord attraper la bête :

Excellent pour les sars, loups, oblades et pas mauvais pour les autres !! Vous pouvez utiliser les lassos ainsi que les tentacules et même couper des lanières dans le cône, à escher comme un vers.

Couteau : Coquillage bivalve, très bon appât notamment pour le loup et la dorade, peut-être employé entier avec sa coquille ou bien seulement la chair. Escher à l’aiguille en entier.
Amande : L’amande à deux énormes avantages, son prix et sa résistance au lancer sa chair étant assez ferme par contre sa forme à tendance à la faire tournoyer lors des lancers Esché à l’aiguille à locher ou tricoté avec un ou deux hameçons suivant sa taille elle devrait séduire les loups, sars et même dorades.
Bibi : Qu’il soit de Sète (meilleur) ou de Corée (moins cher) cela reste un très bon appât pour les dorades, sars, marbrés, loups…
Plusieurs eschages sont possibles :
Avec une aiguille à bibi (creuse aux extrémités) il vous suffira alors de traverser le ver, faire passer le fil à l’intérieur de l’aiguille et descendre le bibi sur votre bas de ligne, pour que le bibi absorbe l’hameçon vous pouvez tenir l’hameçon entre vos doigts d’un côté et faire un mouvement circulaire avec le fil de l’autre.
Avec une aiguille à ver, là c’est plus dur et sa demande une légère dextérité afin de ne pas le percer donc à réaliser en souplesse et avec patience !!

Par l’anus avec une aiguille à bibi, repérer l’anus à environ 1cm de l’extrémité du ver et traverser le bibi, finir l’eschage de la même manière que le premier exemple.
Vers américain : Vers polyvalent pour tous les poissons, eschage classique à l’aiguille, bonne résistance aux lancers, attention quand même car ce vers est très sanguinolent.
Vers de chalut : Incontournable pour certains, pas assez sélectif pour d’autres ses effluves sont très attractives mais c’est un appât qui reste très cher !! Comme tous les vers assez longs on commencera donc par le tronçonner par la queue afin qu’il reste en vie plus longtemps. Trois centimètres afin de recouvrir l’hameçon suffiront pour prendre de belles pièces (loups, sars, dorades…), vous pouvez aussi mixer en mettant un mouron (ou autres) et finir votre eschage par un morceau de vers de chalut.
Vers de sable ou cordelle : Excellent appât, le vers de sable est appelé aussi vers miracle. On le trouve chez les détaillants mais on peut également les ramasser autour des digues qui se trouve le long des plages de sables (masque, tuba et tamis ). Il s’enfile à l’aide d’une aiguille creuse très fine, comme la plupart des vers vous devez l’escher de telle manière que la tête du ver soit sur l’hameçon. Il est très difficile à enfiler et vos premiers essais seront peut-être des échecs par contre c’est certainement le meilleur appât pour bon nombre de sparidé.
Mouron : Vers polyvalent son eschage se fera à l’aiguille à vers. Son corps est ferme permettant ainsi une bonne résistance aux lancers.
Vers à tube : Très peu commercialisé. Ce vers très proche en apparence du vers de chalut est un excellent appât pour les loups et grosses daurades. On le trouve souvent sur les ouvrages des ports où il apparaît dans un tube dans lequel il s’abrite. Il est souvent confondu de par son aspect à une anémone de mer.
Holothurie (concombre de mer ) : Les avis sont partagés sur son efficacité mais il semblerait que ce soit un appât sélectif à belles pièces. La technique est assez simple mais la réalisation plus pénible, coupez les extrémités, ouvrez la longitudinalement et grattez la fine pellicule de chair à l’aide d’un couteau ou autre. Pour escher, un bon tricotage sur l’hameçon.
Calianasse (machotte) :Excellent crustacé qui rappelle par sa forme un petit homard, cet appât est un véritable aimant à sparidé mais sa tenue à l’hameçon est vraiment mauvaise ce qui en limite l’utilisation, il est de plus assez difficile de s’en procurer à moins de les ramasser soi-même.
Cette fiche n’a pas vocation à être exhaustive, elle n’est juste que le moyen de faire gagner un peu de temps à tous ceux qui souhaiteraient partager avec nous cette passion qu’est la pêche. En conclusion, ne pas oublier que ce n’est pas que le matériel qui fait le pêcheur, un simple ensemble à quelques dizaines d’euros vous permettra pour commencer de vous poster sur une digue ou un épi rocheux palliant ainsi un manque distance, le plus important étant certainement le choix de l’appât, l’eschage et surtout la discrétion de l’ensemble.
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